Chaleur & lithium géothermal dans le Fossé rhénan

Qu'est-ce que le Fossé rhénan ?

Le Fossé rhénan, aussi appelé graben du Rhin supérieur ou rift rhénan, s’étend sur 300 km, de Bâle au Sud à Francfort au Nord et sur 30-40 km de large entre les Vosges et la Forêt-Noire. 

C’est une vaste vallée d’effondrement formée il y a 45 à 25 millions d’années, pendant la période géologique du Tertiaire, par l’étirement et l’amincissement de la croûte terrestre, créant un affaissement.

Le sous-sol du Fossé rhénan est composé de plusieurs couches géologiques : un socle granitique issu d’une ancienne chaîne de montagne sur lequel alternent des dépôts fluviatiles, continentaux, marins et côtiers.

Pourquoi trouve-t-on des eaux chaudes riches en lithium dans le Fossé rhénan ?

Le sous-sol du Fossé rhénan est naturellement favorable à la géothermie. Dans cette région, la croûte terrestre est plus fine qu’ailleurs, ce qui permet à la chaleur du manteau terrestre d’être plus proche de la surface. On trouve ainsi de l’eau très chaude à des profondeurs moins importantes que dans d’autres régions.


Cette eau provient de la pluie infiltrée au fil du temps, qui s’est mélangée à des résidus très salés d’anciennes mers. Ces résidus sont restés piégés dans les sédiments, c’est-à-dire des couches de roches formées par l’accumulation de calcaires, d’argiles et d’autres matériaux au fond des mers ou des lacs, il y a des millions d’années. Ce mélange constitue une eau géothermale (aussi appelée « saumure ») dont la température peut atteindre 225°C au plus profond. 

Production de chaleur géothermale en Alsace : une surveillance continue du sous-sol

L’Alsace se situe dans une zone où les mouvements naturels du sous-sol sont quotidiens. Selon la règlementation française, on parle ici de sismicité modérée. Il existe de la sismicité naturelle, mais les mouvements du sol sont peu fréquents et majoritairement de faible intensité.

Certaines activités humaines peuvent provoquer ce type de mouvements. C’est le cas par exemple de la mise en eau de barrages. Ces mouvements sont fréquents, bien connus, et le plus souvent imperceptibles.

Forer, capter puis réinjecter de l’eau géothermale à plusieurs centaines de mètres afin qu’elle reprenne son cycle naturel, est une activité encadrée par des protocoles stricts.

Avant toute opération, des études scientifiques sont menées pour modéliser les structures du sous-sol. Ensuite, et tout au long des opérations, les mouvements du sous-sol sont surveillés en continu grâce aux capteurs des stations de surveillance de Lithium de France.

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